Physiologie

Il n'est pas question ici de faire un précis de Physiologie végétale. Nous voulons simplement affirmer des vérités sur la physiologie du blé qui sont présentes dans la bibliographie et reconnues par les plus compétents des physiologistes sur la planéte. Nous voulons les souligner parce ces informations sont ignorées en France, alors qu'elles y sont aussi vraies qu'ailleurs. Leur connaissance et leur reconnaissance sont utiles à l'agriculteur.


Le nombre de grains se détermine étape par étape.


Limiter la regression des fleurs fécondées, c'est améliorer le nombre de grains définitifs.


Source Qualiblé (les 2 barres verticales et les 2 barres horizontales sont un ajout au schema d'origine)
Lorsqu'il y a verse, 10 unités d'azote augmente la verse de 10%.


Limiter la regression des fleurs fécondées, c'est améliorer le nombre de grains définitifs.


Source: Réunions automne 2000, les bulles sur le schémas de droite et la légende "1,5 à 2 fois..." sont un ajout
Il s'agit ici de souligner que, en 2000 année à forte verse, les moyennes cachent 2 types de situations:

  • Les situations ou il y a peu de verse situées en bas à gauche des 2 schémas,
  • Les situations dans lesquelles il y a une verse dommageable(note supérieure à 2).

Aucun des 2 graphiques ne permet de connaitre l'importance du complément "N" déclenché. Le graphique de gauche compare 2 et 3 apports à la même dose , permet-il de conclure ce que le titre le propose pour les situations dans lesquelles il y a une verse dommageable (note supérieure à 2)? Le graphique de droite permet de conclure que le supplément d'azote a d'autant plus d'effet sur la verse que celle-ci est déjà dommageable.


A tout le moins peut-on affirmer que le pilotage n'amplifie pas la verse (schéma année 2001 année avec une verse moins fréquente).


Régression des fleurs et stade de détermination du nombre de grains définitif:
Après l'épiaison, le nombre de grains n'est pas encore totalement défini. Les fleurs fécondées sont alors soumises à une régression naturelle qui détermine le nombre définitif de grains mis en place par épillet.
Avec Phyléas, l'apport d'azote directement assimilable réduit la compétition alimentaire qui règne au niveau des épis et influence ce phénomène. Ceci permet notamment une meilleure valorisation de l'eau présente dans les tissus (notamment en cas de stress hydrique). Par suite, cela est directement influent sur le rendement via le nombre de grains sans compensation négative sur le remplissage.


Echaudage:
La sur-fertilisation courant montaison fait consommer à la plante plus d'eau. Ceci accroit le risque d'échaudage si les conditions s'enchainent et se succèdent dans un scenario favorable à ce phénomène. Chaque Kg d'azote supplémentaire augmente l'évapotranspiration au détriment de la reserve restant à consommer en fin de cycle.
C'est un phénomène qu'il et difficile de "piéger" en expérimentation. C'est vrai, mais insuffisant pour affirmer qu'il n'existe pas , par exemple par peur de décourager le producteur à fractionner.
Avec Phyléas, l'eau présente dans les tissus chlorophylliens situés à proximité du grain suffit à valoriser la pulvérisation permise par Phyléas.
En gérant mieux les risques et en réservant 20 unités à pulvériser avec Phyléas en fin de cycle, c'est moins d'eau consommée courant montaison, et quand les conditions climatiques redeviennent favorable courant remplissage les parcelles se découpent: Là ou il y a eu Phyléas , ce n'est pas encore grillé, en conséquence la végétation reprend un peu de fonctionnement chlorophylliens. Quelques jours de végétation en plus, et quelques quintaux qui suivent... jusqu'à 10...


Absorption:
A partir du début de l'épiaison, l'évapotranspiration réelle est diminuée de 30% environ. Le flux d'eau qui emprunte la tige et qui sert de vecteur à l'azote, n'a donc plus la même efficacité. Les apports au sol sur végétation épiée sont donc un non sens. Ceci se vérifie par calcul de l'efficience expérimentalement. C'est encore plus abérrant quand le calcul prend en compte la qualité de l'épandage sur végétation haute.
Avec Phyléas, parce que l'azote est directement placé là ou il est utile et que l'action du principe actif est très fiable. De plus le pulvérisateur ne pose aucun problème de répartition. L'homogenéité des résultats sur le mitadin du blé dur est particulièrement évocatrice.


Verse:
Même 10 unités d'azote sont influentes sur la verse lorsque celle ci est présente (graphique en Haut à gauche). Certes un fractionnement plus adapté réduit le risque mais 10 unités d'azote augmente la verse de 10% lorsqu'il y a verse. Un fractionnement plus adapté réduit la verse mais ne supprime pas le risque de verse (graphique de droite- source réunion automne 2000). Entendez bien ici que le propos n'est pas de nier l'intérêt du fractionnement, (à l'exception de certains terroirs), il s'agit de souligner plusieurs limites:

  • Si le fractionnement conduit à une dose d'azote plus importante, le risque verse peut être augmenté suite à cette pratique (schéma année 2000 année à forte verse).
  • A tout le moins peut-on affirmer que le pilotage n'amplifie pas la verse (schéma année 2001 année avec une verse moins fréquente)
  • Le risque verse est toujours fonction de la dose d'azote.
  • Le risque verse est plus important que le fractionnement n'a de capacité à le réduire totalement. Tout facteur supplémentaire de gestion de ce risque est à prendre en compte.

En cas de forte demande courant montaison, jumelée avec une biomasse trop importante, ne pas suivre l'integralité de la demande est plus prudent pour gérer la verse.
Avec Phyléas, l'alimentation azotée post-épiaison conduit à exprimer la plus grosse partie du potentiel tout en limitant le risque verse.