Il n'est pas question ici de faire un précis de Physiologie végétale. Nous voulons simplement affirmer des vérités sur la physiologie du blé qui sont présentes dans la bibliographie et reconnues par les plus compétents des physiologistes sur la planéte. Nous voulons les souligner parce ces informations sont ignorées en France, alors qu'elles y sont aussi vraies qu'ailleurs. Leur connaissance et leur reconnaissance sont utiles à l'agriculteur.
Régression des fleurs et stade de détermination du nombre de grains définitif:
Après l'épiaison, le nombre de grains n'est pas encore totalement défini. Les fleurs fécondées
sont alors soumises à une régression naturelle qui détermine le nombre définitif de grains mis en
place par épillet.
Avec Phyléas, l'apport d'azote directement assimilable réduit la compétition
alimentaire qui règne au niveau des épis et influence ce phénomène. Ceci permet notamment une meilleure
valorisation de l'eau présente dans les tissus (notamment en cas de stress hydrique). Par suite, cela
est directement influent sur le rendement via le nombre de grains sans compensation négative sur le
remplissage.
Echaudage:
La sur-fertilisation courant montaison fait consommer à la plante plus d'eau. Ceci accroit le risque
d'échaudage si les conditions s'enchainent et se succèdent dans un scenario favorable à ce phénomène.
Chaque Kg d'azote supplémentaire augmente l'évapotranspiration au détriment de la reserve restant à
consommer en fin de cycle.
C'est un phénomène qu'il et difficile de "piéger" en expérimentation. C'est vrai, mais insuffisant pour
affirmer qu'il n'existe pas , par exemple par peur de décourager le producteur à fractionner.
Avec Phyléas, l'eau présente dans les tissus chlorophylliens situés à proximité
du grain suffit à valoriser la pulvérisation permise par Phyléas.
En gérant mieux les risques et en réservant 20 unités à pulvériser avec Phyléas en fin de cycle, c'est
moins d'eau consommée courant montaison, et quand les conditions climatiques redeviennent favorable
courant remplissage les parcelles se découpent: Là ou il y a eu Phyléas , ce n'est pas encore grillé,
en conséquence la végétation reprend un peu de fonctionnement chlorophylliens. Quelques jours de
végétation en plus, et quelques quintaux qui suivent... jusqu'à 10...
Absorption:
A partir du début de l'épiaison, l'évapotranspiration réelle est diminuée de 30% environ. Le flux d'eau
qui emprunte la tige et qui sert de vecteur à l'azote, n'a donc plus la même efficacité. Les apports au
sol sur végétation épiée sont donc un non sens. Ceci se vérifie par calcul de l'efficience
expérimentalement. C'est encore plus abérrant quand le calcul prend en compte la qualité de l'épandage
sur végétation haute.
Avec Phyléas, parce que l'azote est directement placé là ou il est utile et que l'action du
principe actif est très fiable. De plus le pulvérisateur ne pose aucun problème de répartition.
L'homogenéité des résultats sur le mitadin du blé dur est particulièrement évocatrice.
Verse:
Même 10 unités d'azote sont influentes sur la verse lorsque celle ci est présente (graphique en Haut à
gauche). Certes un fractionnement plus adapté réduit le risque mais 10 unités d'azote augmente la verse
de 10% lorsqu'il y a verse. Un fractionnement plus adapté réduit la verse mais ne supprime pas le risque
de verse (graphique de droite- source réunion automne 2000).
Entendez bien ici que le propos n'est pas de nier l'intérêt du fractionnement, (à l'exception de
certains terroirs), il s'agit de souligner plusieurs limites:
- Si le fractionnement conduit à une dose d'azote plus importante, le risque verse peut être augmenté suite à cette pratique (schéma année 2000 année à forte verse).
- A tout le moins peut-on affirmer que le pilotage n'amplifie pas la verse (schéma année 2001 année avec une verse moins fréquente)
- Le risque verse est toujours fonction de la dose d'azote.
- Le risque verse est plus important que le fractionnement n'a de capacité à le réduire totalement. Tout facteur supplémentaire de gestion de ce risque est à prendre en compte.
En cas de forte demande courant montaison, jumelée avec une biomasse trop
importante, ne pas suivre l'integralité de la demande est plus prudent pour gérer la verse.
Avec Phyléas, l'alimentation azotée post-épiaison conduit à exprimer la plus grosse partie du potentiel tout en limitant le risque verse.

